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La désaffection des jeunes pour les filières scientifiques et technologiques







De nombreuses études montrent cette problématique en Europe et dans le monde. De nombreuses solutions, dispositifs et préconisations ont été décrites et sont mises en œuvre. Comment OSI agit aujourd’hui et quels sont ses partis pris ?

 Un constat alarmant ?

Des auteurs ont communiqué sur la problématique de profondes modifications dans l’intérêt porté aux carrières scientifiques. Une véritable crise des filières scientifiques est largement décrite dans les pays développés et peut affecter les pays en voie de développement. Ces études s’appuient sur des indicateurs tels que le nombre d’inscrit dans les universités où sur l’évolution du rapport entre la science et la société.

Cependant, de nombreuses structures de l’éducation non-formelle œuvrent depuis de longues années afin de proposer des approches non conventionnelles et innovantes. Nous pouvons alors nous poser de nombreuses questions telles que la prise en compte du nombre de participants à ces initiatives ou leur impact sur les vocations des jeunes. Même si le nombre de participants à ces activités est inférieur aux éléments considérés, ils ne sont pas pris en compte dans les différentes études.

Notre objectif n’est pas de trouver les raisons de cette crise ni d’évoquer des actions à mettre en œuvre mais de rassembler les initiatives et les études ayant lieu dans le champ de l’éducation aux sciences en milieu non-formel. Comparer les pratiques, évaluer la pertinence des actions mises en place, faire découvrir de nouveaux métiers peuvent permettre de créer une synergie autour de cette crainte de la désaffection des sciences par les jeunes.

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La désaffection des jeunes pour les filières scientifiques et technologiques Diagnostic & remèdes
Facultés universitaires de Namur.Département Éducation et Technologies.A. Belleflamme, S. Graillon & M. Romainville

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Reflexions sur la desaffection pour les études scientifiques
Daniel Duverney.

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Références Bibliographiques sur le constat de désaffection des sciences
Bernadette Plumelle

 La place de l’irrationnel

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La Science ? Un plaisir !
J.Guichard, G. Simonin, editions Ovadia

Jack Guichard, dans son ouvrage intitulé « La science ? Un plaisir ! » tente de montrer que la Science peut permettre aujourd’hui de répondre aux enjeux de société et aux questions que se posent tout un chacun... Questions qui trouvent trop souvent leurs réponses dans me monde de l’irrationnel (astrologie, ésotérisme, guérisseurs...). Il évident pour nombre d’entre nous que la Science peut permettre de résoudre de nombreux problèmes grâce au plaisir de raisonner, de recherche ensemble.

Tourner le dos à cette montée en puissance ne serait que provoquer la chute de l’utilité des Sciences. Pourquoi le créationnisme possède tant « d’adeptes » ? alors que les mécanismes mis en jeu se rapprochent de plus en plus des pratiques scientifiques... Pourquoi voyons-nous une explosion des rayons d’ouvrages occultes au détriment de la culture scientifique et technique ?

L’objet de cet article n’est pas d’y répondre mais bien de rappeler les réelles problématiques et les objectifs à atteindre par des organisations comme la notre.

 Les outils d’analyse mis en place

La désaffection des sciences, comme décrite dans de nombreux articles, s’appuie sur le nombre d’inscriptions en filières scientifiques, prenant en compte de nombreux facteurs. Cette désaffection est effective depuis 1995 dans les Universités mais ne concerne pas les IUT ou les écoles d’ingénieur où au contraire des augmentations ont eu lieu. La globalisation des données donne néanmoins raison à cette assertion.

Si l’on étudie le nombre de lycéens ayant obtenu un bac S, il en va de même depuis les années 1993, mais là encore, il faut replacer les chiffres dans un contexte où il y a eu une baisse significative de la tranche d’âge des 18 ans pendant cette période (évolutions démographiques).

On se rend compte que la seule étude des chiffres liées aux fréquentations des établissement scolaires menant à des profils scientifiques est peut être insuffisante. Il faut en effet considérer ces éléments en prenant en compte la culture scientifique et technique en général et considérer le nombre de jeunes menant des activités scientifiques, le nombre de personnes ayant un accès régulier aux médias scientifiques, le nombre de salariés à des postes scientifiques et leur évolution.

L’UNESCO a mené des études plus globales avec des indicateurs intéressants tels que le nombre de publications scientifiques (en augmentation en Europe depuis 1990, en baisse aux USA) ou tels que la production technologique (en baisse en Europe et en augmentation aux USA.

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ROSE : The Relevance of Science Education
http://roseproject.no./

Plus globalement, des enquêtes ont lieu en Europe et dans le monde afin de connaitre les intentions des jeunes pour leur avenir, leur attitude vis à vis des sciences à l’école (exemple ROSE), afin de tester de nouvelles approches à l’école (POLLEN).

De part sa situation Internationale, notre OING pourrait mettre en place des liens entre programmes communautaires (Europe, Asie, Amériques) afin d’obtenir une comparaison intéressante et afin de mesurer la potentielle délocalisation de l’intérêt pour les Sciences, comme on peut noter cette délocalisation des savoirs technologiques.

 Des initiatives pour tenter d’offrir des compléments à la découverte des sciences à l’école

Depuis plus d’une quarantaine d’année, des associations œuvrent pour offrir des alternatives ou une complémentarité au milieu scolaire et des initiatives ont été lancées pour étudier ces projets. Notre OING ne fait pas exception à la règle car elle construit chaque jour des outils différents, optimisés et adaptés à l’intention d’un public jeune (scolaire ou loisir) et de médiateurs. Ces initiatives sont mises en commun par des communautés telles que Xplora ou Stella qui étudient et valorisent l’approche d’apprentissage tout au long de la vie.



Jerome Mathey,
date de publication : 2 mars 2011,
date de dernière mise à jour : 2 mars 2011


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